Laurence Gautier

Portrait d’Artiste : Laurence Gautier

 

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Parcours artistique :

2005 « Traces et anaphores » (14 tableaux, acryliques sur toile).

2008 « Tissages ». Encres, acrylique, matière, collages, autour d’un questionnement sur l’absence.

2009 « Les douze », première version. Douze personnages (acryliques sur toile, 100 x 100 cm), de profil, à l’œil unique, mal défini, introspectif, paraissent centrés sur la recherche de leur finalité ou en proie à une crise morale dont le rouge de la peau et du vêtement viendrait souligner la violence.

2010 « Surface humaine ». Personnages encres et acryliques sur papier glacé, format A4.

« Paysages » Arbres encre et acryliques sur papier, format A4.

2011 « Regards croisés » ou la croix dans tous ses états. Photos, collages, peintures (100 tableaux)

2012 / 2013 « L’enfance : c’est pas une vie ! ».

Pourquoi avoir choisi ce thème de l’enfance pour cette série ?

“Bien qu’il soit difficile de justifier ce que l’on crée ou l’intention initiale qui fonde cet exercice, il me semble que les raisons de ce thème sont pour une part contingentes : des rencontres de jeunes parents qui s’interrogent sur l’éducation de leurs enfants, l’image d’enfants rom dans le quartier des Chartrons à Bordeaux et l’actualité de cette question migratoire tout l’été 2011. J’ai commencé ce travail en octobre. Ensuite je ne doute pas que des questions plus personnelles soient en cause pour que mon désir de peindre sur l’enfance se soit maintenu plus d’un an. Dans tous ces états de l’enfance que j’ai mis en scène, il y a certainement aussi les miens.

Ce sont des questions de toujours que j’ai voulu engager là et interroger notre mémoire, des questions psychosociologiques. Que faisons-nous de l’enfant qui en nous demeure et à partir de là que faisons-nous pour l’enfance ? Dans mon argument pour cette exposition j’étais partie d’un oxymore de Wordsworth « L’enfant est le père de l’homme » et dès lors, quel accueil pouvons-nous faire à l’enfant vu comme « concepteur » de l’adulte à venir ? Enfant procréateur, incarnant la vérité inconsciente qui persiste dans l’adulte.

Ainsi, mon intention était moins pédagogique que de réveiller une amnésie, celle de notre propre enfance qui souvent amoindrie notre indulgence et notre bienveillance quant à cette période de la vie. Sans doute est-ce moins l’enfant que l’on combat que cet infantile refoulé qui demeure pourtant en chacun.”